Business Intelligence : les entreprises prennent le virage du SaaS

Avec une offre éditeurs de plus en plus riche, le déploiement de la BI en mode SaaS devient désormais l’option première des entreprises. Certaines font le choix du tout Cloud. D’autres privilégient un écosystème mixant Cloud et on-premise. Tour d’horizon des technologies en jeu.

Le « on-premise » cède du terrain au Cloud Analytics

Les solutions traditionnelles de Business Intelligence « on-premise » sont-elles en train de se faire damer le pion par le Cloud Analytics ? Pour les observateurs attentifs du marché, l’atteinte du point de bascule ne fait guère de doute. C’est le cas du Gartner qui, dans la dernière édition de son Carré Magique pour les plateformes BI (Magic Quadrant for Analytics and Business Intelligence Platforms – février 2020), a dit s’attendre à une nette croissance de ces services en ligne : « Les écosystèmes Cloud doivent être une considération majeure pour les entreprises évaluant leurs options BI et Analytics », souligne le cabinet d’analyse dans ses commentaires.

Cette part en hausse des dépenses en solutions Cloud dans les budgets IT des entreprises se mesure également en France : selon les analyses de Markess by exægis, le marché (solutions et services associés) atteignait 11 milliards d’euros fin 2019 et devrait dépasser 16 milliards au-delà de 2021. Et, à l’instar du Gartner, le cabinet voit dans le marché Data Analytics l’un des « projets innovants booster du recours au Cloud ».

cloud-computing

Au sein de ce marché ultra-dynamique, trois types d’abonnement existent : Infrastructure as a Service ou IaaS (pour accéder à des serveurs, du stockage, une sauvegarde, un réseau), Platform as a Service ou PaaS (la mise à disposition d’un environnement d’exécution pour les développeurs) et Software as a Service (SaaS). C’est ce dernier qui se taille la part du lion, grâce à sa rapidité d’appropriation : le matériel et le logiciel étant directement proposés par le fournisseur, une connexion Internet suffit pour accéder au service. Les éditeurs de Business Intelligence ne s’y sont pas trompés.

Un service BI délivré via Internet

Avec une solution BI en mode SaaS les utilisateurs métiers accèdent de n’importe où, depuis n’importe quel poste, y compris mobile, à leurs outils hébergés sur les plateformes. Les analyses et les processus associés (intégration, agrégation, stockage, reporting) sont, selon les choix d’architectures, entièrement ou partiellement exécutés dans le Cloud. Les métiers peuvent travailler sans contrainte, de la même manière que si la licence était installée sur les serveurs de l’entreprise : pour explorer leurs données, faire de la data visualisation, lancer des simulations, bâtir leur tableau de bord en libre-service, etc.

Business-Intelligence-les-entreprises-prennent-le-virage-du-SaaS-dans-le-Cloud

Si les services sont les mêmes, pourquoi migrer vers une BI exécutée dans le Cloud ? Du point de vue des utilisateurs, la réponse tient pour l’essentiel à l’agilité, aux temps de réponse et à la puissance de calcul offertes par les plateformes. Cela permet, d’abord, de faire face à l’explosion du volume des données à analyser. C’est le gage, ensuite, d’un accès rapide, universel et démocratisé aux outils décisionnels, quel que soit le point du globe où l’on travaille, et partant, d’un travail collaboratif amélioré à l’échelle de l’entreprise ou d’un Groupe.

Du point de vue du gestionnaire, la technologie Cloud offre d’autres avantages :

  • Un déploiement rapide ne nécessitant pas d’investissement initial en infrastructures IT et personnel
  • Des infrastructures capables de supporter rapidement un passage à l’échelle et un plus grand nombre d’utilisateurs, après l’acquisition d’une filiale, par exemple
  • Un service support et une maintenance garantie par l’éditeur (contrat SLA)
  • Des niveaux de sécurité renforcés, notamment contre la cyber-fraude
  • La possibilité de réallouer les ressources IT internes à des tâches à plus forte valeur ajoutée
  • Des applications BI constamment enrichies, avec politique de mises à jour automatiques
  • Pas d’achat de licence et des dépenses payées sur la seule consommation, révisable à la hausse ou à la baisse
  • La souplesse d’accès à une palette de services (souscription ou non à des options)

Cloud public, privé, hybride, multiple : quelle différence ?

Si, pour les entreprises, la cause de « l’informatique en nuage » semble entendue, encore faut-il faire le bon choix d’architecture. Vers quel type de Cloud se tourner ? Quatre modèles existent :

Public

Mode le plus couramment déployé, le Cloud public propose des infrastructures sécurisées, mutualisées entre plusieurs entreprises. Parmi les principaux fournisseurs, on compte Microsoft Azure, Amazon Web Services (AWS), Google Cloud Platform, IBM Cloud. Leur principal atout est de donner l’accès à des ressources informatiques robustes avec un modèle économique attractif du fait de la répartition des coûts entre « locataires ».

Privé

Comme son nom l’indique, le Cloud privé propose une infrastructure individualisée. Offrant l’efficacité d’un Cloud public, mais avec un accès isolé, elle est strictement dédiée aux données et applications de l’entreprise. Ce type de solution est privilégié lorsqu’on souhaite un niveau de sécurité davantage paramétrable avec, par exemple, une exécution derrière le pare-feu de l’entreprise. Le datacenter peut être localisé indifféremment chez le prestataire ou dans les locaux du client.

Hybride

Le modèle hybride permet de connecter Cloud public et Cloud privé pour bénéficier du meilleur des deux mondes. Dans cette configuration, l’entreprise peut, par exemple, choisir d’exécuter certaines charges de travail dans le Cloud privé, d’autres dans le Cloud public. Ou décider de recourir au Cloud public lors de pics d’activité pour bénéficier d’une plus grande puissance informatique. Autre atout de cette architecture : elle offre une réponse aux exigences réglementaires en matière de protection et de confidentialité des données (RGPD) en permettant de stocker les datas plus sensibles dans un espace privé en France.

Multiple

Un multicloud est constitué de plusieurs services Cloud, publics ou privés, de fournisseurs différents et qui ne sont pas connectés. La configuration peut aussi inclure un serveur privé déployé sur site (on-premise). Contrairement au Cloud hybride, géré de façon centralisé, chaque environnement est ici géré séparément. Ce modèle, plus exigeant en terme de gouvernance, séduit les entreprises qui souhaitent bâtir une stratégie d’approvisionnement leur évitant la dépendance à un fournisseur ou celles implantées dans plusieurs pays. Les applications et les données pouvant alors être distribuées sur différents Clouds, notamment locaux, selon les besoins. 

Recherche de données

Quel que soit le choix d’architecture, toutes les prévisions de marché concordent : l’avenir de la Business Intelligence sera dans le cloud computing, mettant le décisionnel à portée de clic du plus grand nombre. Mais si tous les grands éditeurs, à l’instar de Qlik et IBM, proposent désormais des versions SaaS de leurs produits, la plupart gardent néanmoins une souplesse d’adoption pour laisser les entreprises libres d’accéder et d’analyser leurs données là où elles se trouvent : sur plusieurs Clouds … mais aussi dans leur propre datacenter.

DIMO Software accompagne vos projets BI dans le Cloud

Vous envisagez de faire vos premiers pas dans le monde SaaS en mixant environnement on-premise et hébergement dans le Cloud ? Vous souhaitez migrer d’un environnement sur site à un environnement Cloud ? Vous penchez plutôt pour un mode Cloud-first (uniquement Cloud) ?  Les consultants DIMO Software sauront vous aider à identifier, développer et déployer la solution Business Intelligence qui conviendra le mieux à votre entreprise.

Posez-nous vos questions

Partager cet article

Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur print
Partager sur email